POUR QUE VIVE LE TRAVAIL DE RUE À PLAISANCE
Le Collectif Plaisance d’Orvault apporte son soutien aux éducateurs de rue de l’ADPS en grève depuis plus de deux mois.
La force du partenariat entre le Collectif Plaisance et les trois éducateurs de l’ADPS qui interviennent au sein du quartier de Plaisance, auprès des jeunes de 11 à 25 ans, repose en effet sur une complémentarité unique.
Leur spécificité ? La libre adhésion, sur la base de la confiance. Ils ne contraignent pas, ils proposent. Cette posture permet un accompagnement sur mesure qui aide nos jeunes à retrouver une dignité et un projet d’avenir, à sortir de l’isolement grâce à une écoute sans jugement et à se réapproprier les codes de la vie en société.
L’éducateur de rue est « celui qui est là », là où les institutions classiques peinent parfois à entrer, il mène un travail de terrain qui ne mesure pas seulement en statistiques, mais en liens humains tissés dans la durée.
Ces professionnels sont des acteurs importants pour la cohésion sociale. Leur action participe au travail collectif visant à protéger le vivre-ensemble, en prévenant les tensions et en désamorçant les conflits avant qu’ils n’éclatent.
Or des mesures prises par leurs employeurs, élus municipaux et départementaux, tendent à modifier leur cadre de travail de façon défavorable pour eux, en particulier avec la suppression de quatre semaines de congés sans revalorisation de salaire.
C’est pourquoi, en tant qu’acteurs de proximité au sein du quartier de Plaisance nous, membres du Collectif Plaisance, ne pouvons rester silencieux face à ce qui fragiliserait le lien social dans notre quartier et exprimons notre solidarité avec ces travailleurs en grève. Nous souhaitons qu’il soit répondu au plus vite à leurs revendications pour que nous puissions continuer à construire avec eux un avenir serein pour la jeunesse et les familles du quartier de Plaisance.
Les membres du Conseil d’Administration du Collectif plaisance
